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Une pilule, une petite granule… pour dormir?

C’est connu, le manque de sommeil est désagréable et il peut entraîner des conséquences négatives sur notre santé¹⁻²⁻³⁻⁴, en plus de l’impact qu’il peut avoir sur nos activités quotidiennes, sur notre énergie et sur notre vigilance en journée*.

En vieillissant, le sommeil change un peu, mais ces changements ne devraient pas nous empêcher de vaquer à nos occupations quotidiennes. C’est donc normal de mettre un peu plus de temps à s’endormir et d’avoir quelques éveils durant la nuit¹. C’est aussi considéré comme normal, en avançant en âge, de devoir faire une petite sieste dans la journée (20 à 30 minutes maximum) et d’avoir de la difficulté à s’adapter à un changement d’horaire du dodo (changement d’heure, de fuseau horaire ou fête qui occasionne un coucher plus tard)¹.

Suivant ces changements, il peut alors être tentant de demander une petite pilule à son professionnel de la santé afin de bien dormir. Toutefois, il faut savoir que la prise de somnifère de façon quotidienne et à long terme peut modifier les phases du sommeil et multiplier les périodes d’éveil durant la nuit¹. Le somnifère, ou tout autre médicament en vente libre qui aide à dormir ou qui crée une certaine somnolence (des antihistaminiques par exemple), peut aussi interagir avec d’autres médicaments et générer d’autres problèmes. De plus, dans certains cas, on peut observer de l’euphorie (pas très propice au sommeil!) ou encore, un effet de « lendemain de veille » la journée suivant la prise du médicament, ce qui augmente évidemment le risque de chute. On ne doit pas sous-estimer les effets indésirables des somnifères, qu’ils soient en vente libre ou non.

Il existe d’autres solutions, à la portée de tous, et n’ayant aucun effet indésirable sur notre santé.

Dans la capsule vidéo portant sur le sommeil, disponible sur le site internet de la Fondation AGES, le Dr Stéphane Lemire offre de précieux conseils pour favoriser de bonnes nuits de sommeil. De plus, un court article de la Mayo Clinic présentant les six étapes pour un meilleur sommeil semble relativement facile à suivre (en anglais « Sleep tips : 6 steps to better sleep »). Par ailleurs, selon des études réalisées avec la participation d’individus⁴, l’écoute de musique douce et relaxante avant le coucher ou durant la nuit améliorerait la qualité du sommeil chez les aînés, sa latence (temps nécessaire pour s’endormir), sa durée, son efficacité et l’énergie pour accomplir ses activités et rester éveillé le jour.

Parfois, il arrive que les difficultés de sommeil soient liées à des événements (quelque chose d’inhabituel dans notre routine, un deuil, une maladie, un stress comme la pandémie, etc.). Dans ces cas, une médication peut être aidante et peut permettre de refaire le plein d’énergie dans la mesure où elle est prise pour une période limitée et lorsque d’autres solutions ne fonctionnent pas.

D’autre part, certains médicaments peuvent avoir un impact sur la qualité de notre sommeil. Le médecin et le pharmacien sont alors les personnes de référence à consulter pour nous aider à identifier si notre médication peut entraîner cette conséquence fâcheuse. De plus, il est recommandé de ne pas décider soi-même de cesser un médicament pris régulièrement, quel qu’il soit, y compris un somnifère. En effet, la cessation abrupte de certains médicaments peut être accompagnée d’effets indésirables qui peuvent être évités en suivant les conseils de son pharmacien ou de son médecin.

En bref, en adoptant les bons comportements favorisant le sommeil, il est possible de mettre fin à une insomnie récurrente et ainsi éviter la prise de somnifère.

Sur ce, faites de beaux rêves!

Ressources complémentaires sur le sommeil

  1. Chapitre 6 – Le Sommeil, du livre « Vieillir, la belle affaire. Garder son pouvoir d’agir »
  2. Bien dormir, sans médicament du Réseau canadien pour la déprescription
  3. Outils du Centre d’étude des troubles du sommeil de l’Université Laval

* La littérature scientifique relève comme risque de problèmes de santé lié au manque de sommeil : l’anxiété, la dépression, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), des maladies neurodégénératives et des troubles cognitifs, l’augmentation de l’appétit et de problèmes liés au surpoids, de même que la perturbation du système immunitaire de notre corps. Et avec la perte de vigilance en journée, le risque de chute ou d’accident de la route peut également augmenter.

Attention, ces écrits ne remplacent pas une consultation avec un.e professionnel.le de la santé.

Sources :

  1. Lemire, S. et J. Beaulieu (2019). Vieillir, la belle affaire. Garder son pouvoir d’agir, Les Éditions du Trait-Carré, Québec, Canada, 335 p.
  2. McMaster University (2021). « L’importance d’une bonne nuit de sommeil en vieillissant », Portail sur le vieillissement optimal de McMaster, 15 décembre 2021, [en ligne]
  3. McMaster University (2014). « Le sommeil et le vieillissement : combien d’heures de sommeil sont optimales pour rester en bonne santé? », Portail sur le vieillissement optimal de McMaster, 21 juillet 2014, [en ligne] 
  4. McMaster University (2021). « Cherchez-vous à trouver un sommeil de qualité? Parlons musique! », Portail sur le vieillissement optimal de McMaster, 24 novembre 2021, [en ligne] 

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