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La santé mentale… qu’en est-il avec le vieillissement? Partie 1

S’il y a un sujet (encore) tabou, c’est bien la santé mentale. Et pourtant, le sujet est d’autant plus présent dans l’univers de l’information, notamment à travers les récents événements malheureux ou difficiles des dernières années. Il est donc nécessaire d’en parler pour faire tomber les préjugés et les tabous.

Mais de quoi se compose notre santé mentale quand on avance en âge? Les problèmes se présentent-ils différemment?

Cette chronique santé est la première d’une série où nous ferons un tour d’horizon de la santé mentale chez les aînés, afin de mieux la comprendre et de pouvoir observer de possibles signes précurseurs de santé mentale.

Qu’est-ce que la santé mentale?

Selon l’Agence de santé publique du Canada et Santé Canada¹, «une bonne santé mentale vous permet de vous sentir, de penser et d’agir de façon à vous aider à apprécier la vie et à faire face à ses défis». À noter que «la santé mentale n’est pas synonyme de maladie mentale» et qu’un problème de santé mentale n’est pas nécessairement associé à une maladie mentale. Pour sa part, l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM)² identifie cinq (5) composantes de la santé mentale : 

  1. La capacité d’aimer la vie : vivre dans l’instant présent, apprécier ici et maintenant, apprendre des expériences passées, planifier le futur sans angoisser;
  2. La résilience : être capable de reprendre le dessus lors des moments difficiles; gérer son stress sans perdre pied et en restant optimiste;
  3. L’équilibre : être capable de composer avec les différentes facettes de sa vie, être conscient du temps consacré à chacune de ces facettes les unes par rapport aux autres, être capable de faire les changements nécessaires à retrouver l’équilibre;
  4. L’accomplissement personnel : connaître ses forces et être capable de les développer pour atteindre son plein potentiel;
  5. La souplesse : être capable de ressentir et d’exprimer toute une gamme d’émotions, être capable de changer ses attentes, face à la vie, à soi-même ou aux autres, lorsqu’on doit résoudre un problème.

En avançant en âge, on acquiert une meilleure stabilité émotionnelle et une maîtrise de ses impulsions, ainsi qu’une plus grande sensibilité aux autres, mais notre identité peut être ébranlée et notre équilibre affectif peut être fragilisé. En effet, on fait face à divers changements qui sollicitent grandement notre capacité d’adaptation : la retraite, un déménagement, un deuil, une maladie, etc. Toutefois, nos traits de personnalité ne changent pas, ils demeurent stables. Par ailleurs, il est reconnu que les aînés peuvent davantage se distancier des situations stressantes, identifier les causes de leurs émotions, concevoir des stratégies pour gérer des situations complexes et développer des relations sociales bienfaisantes.

Quelles observations peuvent nous mettre la puce à l’oreille?

L’ACSM³ suggère l’observation comme un outil précieux pour intervenir en santé mentale. On observera d’abord s’il y a des changements chez l’aîné :

  • Dans sa voix et son langage : la personne parle-t-elle plus fort ou plus faiblement? S’exprime-t-elle plus lentement ou plus rapidement? Évite-t-elle notre regard lorsqu’elle nous parle? Ses propos sont-ils cohérents?
  • Dans ses vêtements et son hygiène : ses vêtements sont-ils propres et appropriés pour la saison? Y a-t-il quelque chose d’inhabituel ou d’étrange dans sa façon de se vêtir? Son apparence et son hygiène personnelle sont-elles soignées?
  • Dans les expressions de son visage : le visage de la personne exprime-t-il des émotions comme la tristesse, la gêne, la colère, le désintérêt?

Également, de façon générale, on peut observer si la personne semble avoir un bon contact avec la réalité. Semble-t-elle voir ou entendre des choses qui n’existent pas? Est-elle nerveuse ou sans réaction lorsqu’on lui parle? Paraît-elle sous l’influence de l’alcool, de médicaments ou de drogues? L’atmosphère est-elle détendue ou lourde?

Évidemment, une observation à elle seule ne peut déterminer si un problème de santé mentale est présent ou non. Toutefois, elle peut être soulignée à un professionnel de la santé afin que celui-ci puisse porter un regard global sur la situation de la personne.

Que faire pour conserver une bonne santé mentale? On verra, dans la prochaine chronique santé, comment prendre soin de sa santé mentale et comment interagir avec un proche âgé qui souffre d’un problème de santé mentale.

Sources :

  1. Gouvernement du Canada (s.d.). «À propos de la santé mentale». [En ligne]
  2. Association canadienne pour la santé mentale (2012). Vieillir en bonne santé – Guide d’intervention. ACSM-Montréal.
  3. Ibid.

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